SNCF : un grand manque à gagner suite aux grève et à la crise

La SNCF n’a jamais été autant au bord du gouffre. Il faut dire que depuis quelques années la santé financière de la compagnie est mal au point. La pandémie du covid-19 a aggravé la situation. Comment se remettre d’une crise presque perpétuelle ? Retour sur les péripéties d’une entreprise en dérive.

Un plan de restructuration controversé

Les dirigeants de la SNCF ont mis au point un ensemble de mesures draconiennes pour renflouer la caisse de la société au plus vite et éviter la faillite. Le premier consiste à apporter des réformes à la retraite. Cette stratégie a engendré plusieurs jours de manifestation au sein des chemineaux qui dénoncent une injustice. La seconde solution est la suppression de 2 000 postes pour économiser et surtout combler le déficit. L’état, premier actionnaire de la compagnie, n’a pas encore donné son approbation. La limitation du chômage étant une priorité des autorités, les salariés espèrent garder leur emploi le plus longtemps possible. Malgré les suppressions de postes, les trains de petites lignes restent actifs afin d’offrir la même qualité de service à la population.

Une perte évaluée à plusieurs milliards d’euros

Le confinement, qui a duré plusieurs jours, a été désastreux pour la compagnie qui avait déjà du mal à fonctionner correctement. Les restrictions des déplacements causées par le coronavirus ont engendré plus de 4 milliards de pertes à la société. À cette perte s’ajoute le manque à gagner évalué à près de 600 millions d’euros dus à plusieurs semaines de grève avant l’avènement de l’épidémie.
Le déconfinement progressif a annoncé un démarrage d’activité plutôt timide. De plus, avec les barrières sanitaires imposées par l’État, il est impossible pour la compagnie de fonctionner comme à son habitude. Les experts en Business & Economie ne s’attendent pas à une reprise de bénéfices avant plusieurs années. Dans ce cas, la compagnie ferroviaire sera contrainte de passer des mois sombres à moins que les dirigeants se penchent activement sur la rédaction d’un plan de restructuration bénéfique pour tous.